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On a vu : Greta

greta

 

 

 

Greta 2,5/5

 

 

En deuil de sa mère, la jeune Frances se lie d’amitié avec Greta, une veuve accueillante en mal de compagnie, à qui elle vient de ramener son sac à main après l’avoir trouvé dans le métro. Mais très vite, Frances va se rendre compte que cette nou-velle connaissance ne lui veut pas forcément que du bien. Le harcèlement commence… 
Un thriller psychologique signé Neil Jordan (Entretien avec un vampire ou encore showrunner pour Les Borgias), avec en tête d’affiche Chloë Grace Moretz et Isabelle Huppert ? Sur le papier, Greta fait envie. Dans les faits, il montre en fait rapidement ses limites. Pourtant, Greta maîtrise habilement sa gestion du suspense. La tournure quasi-horrifique et inquiétante du troisième acte permet également de surelever les promesses de départ. Et même si Chloë Grace Moretz est trop fade dans son personnage, Isabelle Huppert se révèle en revanche flippante en froide psychopathe et semble y prendre malin plaisir ! 
Malheureusement, Greta se prend les pieds dans le tapis. Dès le départ, d’abord, avec une introduction expédiée à la va-vite : survolée, l’accroche est si rapide qu’il est impossible de s’iden-tifier aux protagonistes, de s’y lier ou d’apporter un tant soit peu de crédibilité à leur profil. Pour le reste, dans ce récit balisé, les clichés s’enchaînent et la mise en scène, convention-nelle et trop classique, n’aide pas. Quant au son, Neil Jordan a cette tendance insupportable à surligner ses intentions par une musique appuyée lors des scènes de tension. De quoi en amoindrir toute la portée et frôler parfois le ridicule. Si l’idée d’un thriller 100 % féminin donnant une autre couleur à l’en-semble, était bonne, Greta s’avère finalement assez décevant et ne révolutionnera pas grand-chose au genre. Frustrant.