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Critique ciné : la cité de la peur 4/5

lacitedelapeur 204Barrez-vous, cons de mimes ! Il fête ses 25 ans cette année et, cerise sur le pompon du gâteau, sera rediffusé exceptionnelle-ment dans certains cinémas pour célébrer ça : c’est l’heure de revoir La Cité de la peur. 

 

Comment chroniquer pareil film ? Comment rester objectif lorsqu’un OVNI pareil a bercé toute une génération ? Com-ment faire alors que La Cité de la peur mérite un zéro pointé pour certain(e)s et reste cultissime pour d’autres ? Proposé par la troupe des Nuls à Claude Berri, le réalisateur avait à l’époque poliment refusé, jugeant tout ça « un peu débile ». Car oui, La Cité de la peur est débile. Complètement crétin. Aussi parodique que stupidement stupide. Mais difficile de bouder son plaisir avec sa gestion de l’absurde, son non-sens constant, ses gags si lamentables qu’ils en deviennent drôles. Dans cet amas foutraque et burlesque qu’on croirait sorti tout droit de la cervelle d’un scénariste sous LSD, surnage un casting mémorable : Chabat bien sûr, entouré de Farrugia et Lauby, à l’époque où ils dominaient la planète télé. Mais aussi des Darmon, Bacri et autres, glissés parmi des dizaines de caméos (Dave, Eddy Mitchell, Pierre Lescure…).
Mais, surtout, La Cité de la peur est devenu mythique et res-tera dans la pop culture pour ses dialogues fumants et inou-bliables : « Quand je suis content, je vomis » et autres « - Vous voulez un whisky ? - Oh juste un doigt. - Vous voulez pas un whisky d’abord ? »… Tant de répliques qui restent en mémoire, encore tant de temps après : Quel autre film peut en dire autant ?

Comédie (France). Durée : 1 h 33. D’Alain Berbérian. Avec Alain Cha-bat, Dominique Farrugia, Chantal Lauby…