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Oscar et le monde des chats

PAUSE CINEAujourd’hui, difficile de ne pas avouer
que Pixar
se taille la part du lion
en ce qui concerne le cinéma d’animation

 

 

Le géant américain règne plutôt en maître, mais d’autres acteurs n’attendent qu’une chose :
sortir de leur trou et grappiller un peu du butin. C’est le cas de Gary Wang, réalisateur chinois,
qui s’attaque ici à l’histoire d’un chaton rêveur, Oscar, décidant un beau jour de partir à l’aventure
et découvrir Catstopia, un paradis merveilleux où vivraient tous les chats.
Mais comment croire que ce long-métrage inspiré d’un ancien conte chinois
parviendra à s’inscrire dans la durée… voire de faire de l’ombre à quiconque ?
Pourtant, Oscar et le monde des chats possède son lot d’arguments.
En premier lieu, l’animation, admirablement fluide, offre un visuel soigné,
coloré et certains détails sont aussi esthétiques que travaillés (l’eau, la moquette, le ciel, l’herbe…).
Les deux matous principaux, également, font le job :
Oscar est tout mignon avec ses grands yeux et Léon, son père, plaît en gros chat d’appartement.
Pourtant, la sauce a du mal à prendre. Ce film sur le rêve, les relations familiales
et l’émancipation n’est pas inspirant, pas même inspiré.
Un poil paresseux dans ses enjeux, jouant mal
l’humanisation des animaux (le chat arrive construire une machine volante…),
poétique mais sans âme, Oscar et le monde des chats a également du mal
à rendre ses protago-nistes attachants.
Et, de fait, accrocher les spectateurs de plus de 6 ans…
C’est bien un divertissement honnête qui est proposé ici,
mais la belle animation et les matous mignons ne suffisent pas.
Bref, pas de quoi fouetter un chat.