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Ciné : Le voyage de Ricky

voyage rickyFilm d’animation, de Toby Genkel et Reza Memari
(Belgique, Allemagne, Luxembourg, Norvège).
Durée : 1 h 24.

 

 

Difficile de se faire un nom dans le monde de l’animation. À son modeste niveau, Le Voyage de Ricky essaye de se faire une petite place. Petite, car - soyons honnête - cette coproduction internationale a tout de même du mal à rivaliser face au tout-puissant Pixar.
Les premières minutes laissent place au doute. Le film met en scène Richard, un moineau orphelin récupéré par des cigognes qui finit de nouveau abandonné le jour où sa famille adoptive doit partir pour une grande migration vers l’Afrique, voyage impossible pour le petit oiseau. Richard va quand même tenter de rejoindre l’autre continent.
Ratant son envol, ce film des airs propose d’emblée une intro-duction naïve, au récit vu et revu, saupoudré d’enjeux quasi-in-existants et éculés. Une mise en bouche un peu trop facile qui va pourtant déboucher, par la suite, sur un périple initiatique correct. Si dans l’ensemble, Le Voyage de Ricky est vraiment trop simpliste, en raison de sa visée enfantine (les adultes pourront décrocher) et pèche par sa linéarité, il a le mérite de dessiner une galerie de protagonistes vraiment attachants à la personnalité travaillée (on s’amuse alors par exemple du per-roquet fan de disco ou du corbeau mafioso).
Côté animation, le niveau est honnête sans être éblouissant
(quelques menus défauts comme certains mouvements saccadés des oiseaux ou la finition des cigognes). Mais Le Voyage de Ricky possède toutefois son lot de belles séquences, via un très beau travail sur le ciel et l’eau, ainsi que de bonnes idées comme cette scène du rêve esquissée en peinture. Ricky et ses copains oiseaux font donc partie d’une petite œuvre gen-tillette : loin d’être mauvaise, mais pas non plus de quoi nous clouer le bec.

Critique ciné : 2,5/5