Sortir

Machines sensibles

IMG 20171013 155946Dans le cadre du festival Accès)s(
le Bel Ordinaire expose
de bien 
curieuses machines
sorties 
de l'imaginaire
de 12 artistes 
internationaux.
À voir jusqu'au
9 décembre

 

 

 

Entre poésie, rêve, brutalité et angoisses les machines sensibles des artistes
invités par le Festival Accès)s( sont des reflets fidèles des tourments de l’âme humaine.

L’une des installations visibles à Billère s’appuie sur l’univers des gangs.
L’artiste irlandais Malachi Farrell met en scène des cagoules, des couteaux,
des kalachnikovs et des dollars pour signifier à quel point sexe, argent et pouvoir
sont, selon lui, les motivations fondamentales des comportements humains.
Ne partez pas sans avoir vu la parade des fusils automatiques dotés d’ailes mécaniques
où les plumes sont ici des billets de 5 dollars !
Un peu plus loin Katerina Undo nous plonge dans un univers de robots miniatures
qui vivent de façon autonome. Ils sont alimentés par l’énergie de sources lumineuses
intégrées dans une structure filaire qui grimpe jusqu’au plafond de la pièce.

Cette jungle techno est fascinante à regarder vivre. Surtout que l’artiste grecque accompagne
judicieusement sa sculpture vivante d’un fil musical qui rappelle un écosystème tropical.

À ne pas manquer la projection dans la grande salle du film documentaire
fictionnel de l’Allemand Till Nowak. Il y met en scène le Docteur Nick Laslowicz,
dont l’objet d’étude se trouve être les effets des attractions foraines sur le comportement humain.
Dans le film, le docteur et président de l’Institut pour la Recherche Centrifuge, fait construire
des attractions extrêmes qu’il teste sur la foule qui visite son parc.
Cette vidéo de 7 minutes construite comme un vrai documentaire est recommandée aux amateurs
de fantastique autant que d’absurde.
Un peu plus loin, les robots de Zaven Paré nous renvoient eux à notre propre fonctionnement
en tant que machine sensible, à nos vies souvent mécaniques et répétitives, avec humour
mais aussi mélancolie. Ici, la machine The Spleen 2.2 tente de reproduire le bruit de nos intestins,
des gargouillis électroniques qu’une machine ne peut a priori pas faire.

L’exposition visible jusqu’au 9 décembre est chaudement recommandée
pendant les vacances de la Toussaint.

acces-s.org