Dossiers

Printemps : jardin pour tous

DOSSIER photo potLe 20 mars prochain, le printemps revient !
Et si vous vous mettiez au jardinage ?
Voici nos conseils, astuces, bons plans
pour avoir la main verte, même en ville.

 

 

UN PEU DANS LA LUNE ?

Tous les jardiniers ne sont pas d’accord sur le sujet. Cependant, le jardinage en fonction des phases lunaires a beaucoup d’adeptes. En gros, on considère qu’il faut récolter et semer pendant une phase ascendante.En phase descendante, c’est plutôt le momentde planter, bouturer et tailler. Selon certaines théories, les jours de nœud lunaire (c’est quand l’orbite de la lune croise celle de la terre), les apogées et les périgées, vous laissez votre matériel de jardin rangé. Rien ne pourrait être fait pendant ces périodes. Finalement, les autres sont divisées en quatre catégories : les jours racines (parfaits pour les carottes, l’ail, le céleri…), les jours Ḁ eurs, les jours fruits et graines et les jours feuilles (salade, per-sil, gazon…).  Pour jardiner comme un(e) boss avec la lune, on vous conseille le site très complet graines-et-plantes.com

                                  

fiche  chiffresMicro-jardin
C’est une des tendances en hausse dans le jar-dinage citadin. Cette technique, qui consiste à cultiver hors-sol (avec un substrat de coque d’arachide, de balle de riz et de latérite), per-met de récolter des légumes même si on a qu’un balcon.

Cueillettes
Chapeau de paille, c’est une entreprise qui permet à ceux qui n’ont pas envie de jardiner de cueillir directement ce que l’on veut chez un agriculteur. En plus, c’est moins cher. Pour trouver une cueil-lette près de chez vous :chapeaudepaille.fr

Diversité
Si vous êtes pour que les semences n’appartiennent pas à des entreprises (le super documentaire sur Monsanto de Marie-Monique Robin explique tout), allez visiter le site d’Open source seed initiative (osseeds.org) ou celui de kokopelli (koko-pelli-semences.fr).

                                  

JARDIN GEEK
Le geek David Degrelle a installé un jardin connecté sur son balcon d’Aix-les-Bains. Équipé de deux stations météo et de quatre capteurs, le jardin lui envoie ses données via Twitter (@meteo_jardin) et sur un blog (meteo-jardin.info). Un exem-ple extrême d’accord. Dans le domaine du raisonnable, il existe beaucoup d’applications et objets connectés pour les jardiniers en herbe (ou paresseux). La société Parrot a dévelop-pé un petit gadget pour aider les débutants à gérer l’arrosage ou l’ensoleillement. Flower Power, un capteur planté dans la terre, analyse toutes les 15 minutes l’humidité et la température. Associé à une application, il indique quand arroser ses plantes. Un peu comme un Tamagoshi® version chlorophylle. Parrot va sortir un pot intelligent et un capteur (vissé sur une bouteille d’eau) qui arrose automatiquement.Côté applis (Android® et AppStore®), on vous conseille« Pl@ntnet » une sorte de Shazam des végétaux. Non, on n’identifie pas les plantes en enregistrant leur cri mais en lespho-tographiant. 1 000 espèces sont répertoriées. Autre indispensable : « Au Jardin » la bible des jardiniers. Fiches pratiques sur la plantation, la floraison ou encore la taille.Plus d’excuses pour ne pas s’y mettre.

                                  

pot fleursPRÊTER SON JARDIN
Savoir-faire contre lopin de terre
Pas de balcon, pas de potager ? Hé que non, messieurs dames citadins. Parce que votre voisin, lui, a quelques mètres carrés de verdure et qu’il ne sait pas quoi en faire. Pourtant, il aimerait manger ses propres carottes et navets, mais voilà, il n’a pas la main verte. Et c’est là qu’intervient un concept tellement simple qu’il existe seulement depuis peu : le prêt de jardin, facilité par Internet. Deux sites proposent ainsi de mettre en relation les jardiniers amateurs et les propriétaires de jardin (potager ou non) : pretersonjardin.com et plantezcheznous.com. Les uns contactent les autres via les petites annonces. « Volontaire, prête à mettre la main à la terre, cherche petit lopin de terre » lit-on ici, ou encore « Nous avons un grand jardin, mais guère le temps de soigner notre potager. Si vous êtes un jardinier expérimenté, nous serions ravis de vous offrir un coin de campagne à bichonner. » Le plus souvent, lorsqu’il s’agit d’un potager, les récoltes sont partagées. L’idée : que tout le monde s’y retrouve, dans le meilleur des mondes !

                                  

secateurJARDINER DANS SON APPARTEMENT
C’est possible !
Qui dit citadin dit souvent sans jardin. En général, vivre en ville, signifie habiter en appartement. Et parfois sans balcon. Alors, adieu les rêves de potager et jardins fleuris ? Non, car rien n’est perdu. Aujourd’hui, jardiner chez soi sans jardin ni balcon n’est plus un mythe. C’est même un défi  que relèvent de plus en plus d’urbains. Les jardineries et les magasins de déco ont bien compris ce nouveau besoin. Ils multiplient les kits de jardinage : jardins ver-ticaux, mini-serres et autres murs végétalisés. Ces derniers ont le vent en poupe. Comme un vrai jardin, le mur végétal recrée un lieu de vie. Élément de déco à part entière, on le trouve sous forme de cadre, tableau, mur floral ou encore en kit. Plus classique, les plantes d’intérieur sont les incontournables quand on manque de verdure. Elles sont en général dotées d’une grande faculté d’adap-tation. Mais pour les entretenir, une seule règle : respecter leurs besoins spécifiques. Température, luminosité  et humidité sont les principaux facteurs à prendre en compte.

                                  

double outilUN JARDIN SUR MON BALCON
Pour les pommes de terre, c’est compliqué. Leur culture demande trop d’espace mais pour le reste, pas de souci. Oui, il est possible de jardiner sur son balcon !
> Plantes vertes et fleuries : tout est permis, toute l’année.
> Plantes aromatiques et potagères : no limit. Laitues, épinards sur les balcons ombragés, tomates sur les par-ties ensoleillées.
> Arbustes. Oui, oui et oui. Laurier et lavande pour la déco, fruitiers pour le saladier, à condition que l’espèce soit naine.
> Plantes compagnes. Pour faire amie-amie et surtout chasser les parasites : menthe, capucines qui en plus se mangent !
> Du pot. Penser à acheter de grands pots, en terre ou plastique (plus léger et plus résistant au gel) et/ou des suspensions.
> Organisation. Différencier plantes d’ornement et potager et préférer courgettes et tomates cerise aux carottes sur un balcon XXS. Ne pas oublier l’arrosage, à petite dose mais régulier pour ne pas embêter le voisin du dessous qui peut rendre de bons services l’été...

 

                                  

bottesPARTAGE ET JARDINAGE
Le jardin partagé est bel et bien un exemple du vivre ensemble, motivé par un même projet. Parce que le jardinage, ça rapproche. Le verger solidaire  de Billère par exemple, ce sont des arbres fruitiers entretenus par plusieurs jardiniers amateurs. Ces mêmes passionnés que l’on retrouve sur les parcelles solidaires du Civam, ou au jardin du Café Suspendu de Billère. 
Ou encore au jardin Marsan, ce joli petit coin de paradis, douillettement  calé entre le Gave et la rue Amédée Roussille. Ce jardin partagé est pour l’instant en sommeil, attendant les beaux jours pour être réinvesti par les plantations de tous genres plantées par les habitants friands de jardinage. Valérie Flament, directrice de la MJC Rive Gauche qui anime ce jardin, connaît sur le bout des doigts ce projet lancé en 2013 et concrétisé en septembre dernier. « C’est un système participatif, explique-t-elle. Les gens prennent la place qu’ils souhaitent dans ce projet. Ils peuvent venir très ponctuellement comme intégrer le groupe pilote. » Dans un jardin partagé, une seule règle d’or : la démarche ne peut pas être individuelle. Si Capucine a la soudaine envie de planter une fleur à son nom, il faudra d’abord qu’elle en réfère au comité technique : le collectif, c’est ça l’important !
Permanence d’accueil au jardin Marsan le mercredi et le samedi après-midi. Rens. : 05 59 06 32 90 ou sur www.mjcrivegauche.fr

 

                                  

arrosoirDES POTAGES DANS LA VILLE
Les jardins familiaux, ces anciens jardins ouvriers bien connus, n’ont pas perdu de leur attrait. Les Palois savent cultiver leur jardin, comme le conseillait Candide. 
Qu’il pleuve ou qu’il vente, mais surtout quand il fait beau, les amateurs de grand air arrachent, plantent et sèment avec amour dans leur parcelle privée allouée par les jardins familiaux de Pau.  En tout, 498 parcelles dispatchées sur les quinze jardins disséminés dans toute l’agglo, entre Lons, Billère, Jurançon, Bizanos et Pau, bien sûr, sont occupées. Et pas une n’est laissée à l’abandon ! Les jardiniers gardent amoureusement ce bout de terre, laissant aux 150 personnes sur la liste d’attente le soin de ronger leur frein. Parmi eux, des personnes habitant en immeuble, essentiellement, mais aussi en villa sans jardin. Des retraités, passionnés par le jardinage. Des actifs aussi, mais dont les fins de mois sont difficiles et qui ainsi, peuvent consommer leurs propres légumes.
Au quartier Berlioz, lorsqu’on pénètre dans le jardin familial, on a l’impression d’être chez soi. Ou d’être chez tout le monde, plutôt. Un jardinier tellement équipé qu’on ne doute pas de ses compétences, conseille sa voisine de parcelle. Parce que finalement, le jardin du voisin est aussi un peu celui de tout le monde.
Les Jardins Familiaux, 100 avenue de Buros. Permanence le vendredi après-midi. 05 59 80 32 99.

                                  

QUEL(S) JARDINIER(E) ÊTES-VOUS ?

DOSSIER JARDIN test petit